MEILLEURES VENTES ANTILLES

  • Dyablès

    Timalo

    Et si, soudainement, les femmes guadeloupéennes, sans doute lassées d'être victimes de violences s'en prenaient aux hommes dans un déferlement de rage et de violence ? C'est le point de départ de "Dyablès", Premier roman de TiMalo, écrit intégralement en créole guadeloupéen. Le style flirte par moments avec une savoureuse poésie, où la métaphore et l'image trouvent pleinement à s'épanouir dans la langue créole. Pour autant l'oeuvre s'inscrit pleinement dans le genre du fantastique. En effet, elle part du réalisme d'une thématique connue située dans une Guadeloupe contemporaine, et y introduit une version revisitée, réactualisée, du mythe de Ladyablès.
    Dyablès fait partie de la sélection du conseil supérieur des programmes pour l'enseignement du créole.
    Cette nouvelle édition bénéficie d'une mise-en-page plus aérée du texte original.

    "Kimoun ki té ké kwè on jou, nonm té ké touvé yo pè fanm an péyi Gwadloup ?" On lè, fanm touvé-yo las pran kou anba men a nonm. On lè, yo désidé répliké é mèt-yo ka varé nonm, ka foré nonm, ka kyouyé nonm... A kou dan ! Ès sé chans ? Ès sé paskè fanmi a Jak té ja ka vwè pi lwen ? Kèlanswa, yo woté Jak lékòl pou mété édikasyon a-y an men a Klòd, on nonm bitako ka rété Bwamalè Bouyant, toutmoun ka kriyé Klòd-LèFou. Men Jak ni tèt a-y é Klòd pa moun a pasyans. Eskè tigason-la ké ni tan aprann tousa i ni a aprann avan i two ta ? Ayen pa senten, é lèson dèyè poko mannyé.

  • «  Une date s'impose. Quand ils eurent cinq ans, Simone leur donna un grand bain, les revêtit de leurs meilleurs habits, deux justaucorps de toile écrue, brodés au point de croix et les emmena se faire photographier au studio Catani. (...) Le portrait d'Ivan et Ivana figure à la page quinze du premier volume sous la rubrique : Les Petits Amoureux. On y voit deux enfants se tenant par la main et souriant à l'objectif.  » Ivan et Ivana naissent à Dos d'Ane, une bourgade de la Côte sous le vent en Guadeloupe. Autour d'eux ne se pressent que des femmes  : leur mère Simone, leur grand-mère Maeva, des belles-tantes, des belles-cousines et autour le souvenir de leur père musicien qui les a quittés.
    Mais Ivan aime trop sa soeur et un jour un acte de violence enclenche la marche du destin. La famille quitte les îles pour le Mali. La colère et la dérive d'Ivan vont  s'amplifier, la douceur d'Ivana se transformer en poison.
    Jusqu'au jour du grand affrontement où ils comprendront qu'ils ne sont pas seulement frère et soeur et jumeaux  : ils sont les héritiers d'une longue histoire, ils sont le bien et le mal et ils sont capables du plus grand amour comme de la haine la plus farouche.
    Maryse Condé nous raconte ces deux vies qui n'en sont qu'une  : le destin d'Ivan et d'Ivana de Pointe à Pitre à Ségou au Mali, de Ségou à Paris.
     

  • Louise est l'enfant Solite, la descendante de la Mulâtresse Solitude, grande figure de la résistance des esclaves noirs à la Guadeloupe. Dans la plantation de Mme de Montaignan, portée par l'admiration et la crainte qu'elle suscite auprès de ses pairs, Louise est au centre de l'attention. Se pourrait-il que l'ardent désir de révolte et de liberté de son aïeule se soit à nouveau éveillé en elle ?

  • Télumée, paysanne de la guadeloupe née au début du siècle, a été élevée par sa grand-mère, " haute négresse " justement nommée reine sans nom.
    Télumée a souffert de sa condition de femme, de noire et d'exploitée. pourtant, qu'elle soit en compagnie d'elie ou au côté d'amboise, le révolté, sa volonté de bonheur, de " récolter par pleins paniers cette douceur qui tombe du ciel ", est la plus forte.
    Voici l'univers des antilles, avec ses couleurs, ses odeurs, sa vérité secrète, livré par une romancière qui s'approprie la langue française pour la soumettre à la musique noire.

  • Saint-Domingue, 1750 : de nombreux cas d'empoisonnement déclenchent la terreur parmi les propriétaires de plantations. La menace vient surtout de Makandal, le meneur des " marrons ", esclaves en fuite pour qui le rêve de liberté est plus fort que tout.
    Lisette, née en esclavage, découvre à travers les récits de sa grand-mère Charlotte et de sa marraine, Man Augustine, la douleur de la liberté perdue, la mémoire de la traversée à bord du négrier Rosalie. À son enfant qui va naître, Lisette décide d'offrir espoir et avenir.
    Évitant le piège de l'évocation douloureuse de la cale du bateau négrier, Évelyne Trouillot déroule son récit au rythme des craintes et des désirs de son héroïne. Grâce à une langue riche mêlant violence et pudeur, ce roman éveille avec finesse les émotions du lecteur.

  • Une fille drôle, compère, se dit-il, secouant la tête ; un moment elle te sourit d'amitié et puis dans le temps d'un battement d'yeux, elle te quitte sans même un au revoir. Ainsi commence l'histoire d'un amour, tendre, simple, sublime, entre la belle et farouche Annaïse et Manuel, fils prodigue de Bienaimé et de Délira, de retour en Haïti après quinze ans d'absence.
    « Tout le monde a été touché par les amours de Manuel et d'Annaïse. Aux citadins haïtiens et aux lecteurs étrangers, le roman a révélé la vie paysanne, qu'ils ignoraient autant les uns que les autres. Les évocations du paysage haïtien ont enchanté ; la vieille Délira a éveillé la compassion ; les ronchonnements de Bienaimé ont amusé ; les trouvailles linguistiques de Roumain ont suscité l'admiration. On pourrait presque dire que la critique a été unanime, d'un côté comme de l'autre de l'Atlantique, à élever Gouverneurs de la rosée au rang de chef-d'oeuvre. » (L.-F. Hoffmann)

  • Patrick Chamoiseau nous donne ici ses souvenirs d'enfance. Enfance prise dans l'En-ville de Fort-de-France, dans le giron de la merveilleuse Man Ninotte qui ne cesse d'organiser la vie familiale avec un art de vivre et de survivre dont le cocasse et la poésie nous charment.
    Sous le regard du négrillon se révèle la société créole chatoyante, complexe, aux origines multiples, symbolisée par une ville qui lui ressemble. Il y vivra ses premières expériences : les jeux, la rue, les marchés, le cinéma et aussi la négritude, l'injustice sociale, le racisme.

  • La décolonisation faite, cet essai de compréhension du rapport Noir-Blanc a gardé toute sa valeur prophétique : car le racisme, malgré les horreurs dont il a affligé le monde, reste un problème d'avenir.
    Il est ici abordé et combattu de front, avec toutes les ressources des sciences de l'homme et avec la passion de celui qui allait devenir un maître à penser pour beaucoup d'intellectuels du tiers monde.

  • Moi aussi j'ai mon credo de poche Mais n'allez pas le répéter aux vents bavards Et à la foule qui passe On vous rirait au nez Je crois Que le soleil est un oeuf de lumière Pondu par la nuit Que la prière retombe en pluie de fruits Dans la corbeille des mains offertes Que les étoiles sont des âmes qui brûlent Que la terre est une orange pour la soif de Dieu Que la fleur grimpe aux fenêtres Pour consoler l'enfant qui pleure Que la pierre est un arbre Qui n'a pas voulu croître Que la bonté est ce pays où l'on n'accède Qu'après avoir laissé tous ses bagages A la douane de la douleur Que un et un font un Même dans les luttes du plaisir Que le parfum du sacrifice Nourrit les fleurs de l'art Et qu'à force d'amour Demain il fera jour.

  • L'homme-au-bâton

    Ernest Pépin

    Dans une Guadeloupe tourmentée par le chaos de sa diversité ethnique, sociale et culturelle, au temps des rues obscures les rumeurs devenaient des réalités.
    Un jour, la rumeur annonça «l'Homme-au-Bâton». Personnage mystérieux, sans visage, sans nom, qui défraya la chronique de nos jours immobiles en nous faisant glisser sous l'écale de la peur. Partout à la fois, aux quatre coins de notre poussière d'île, invisible et sinistrement présent, il perforait nos femmes en laissant derrière lui un sillage de parole et une kyrielle d'enfants.
    Dès lors nos imaginaires, riches de toutes les peurs (peur du nègre marron, peur du cyclone, peur de la Soufrière, etc.), inventèrent les parades les plus cocasses.

  • " la vie de léonce aurait pu aller douce.
    En 1932, il touchait ses vingt ans. c'était un beau nègre noir au torse musculeux façonné par les travaux des champs. tous les gens d'ici-là saluaient sa hardiesse au labeur et le bon esprit qui conduisait ses jours. si les femmes ne marchaient pas après lui, c'est qu'à traînait une natale infirmité. " ce roman retrace la grande drive des esprits, dérive entre soleil et ombre, entre amour et mort, la fulgurante ascension et la déchéance des hommes sous l'oeil narquois des esprits, dans les mornes de guadeloupe.

    La grande drive des esprits a reçu le prix carbet de la caraïbe en 1953 et le grand prix des lectrices de elle en 1954.

  • La nonchalance est une affaire de connaisseur. « J'étais devenu un spécialiste mondial de la sieste », révèle Dany Laferrière dès le début de son livre. Cela n'interdit pas de lire et de réfléchir la sieste y est, au contraire, propice. Elle permet aux pensées de jaillir, s'attachant aux petites et aux grandes choses, aux rêves et aux lectures. Dany Laferrière nous parle d'Obama et de l'Histoire, de ses premières amours nimbées d'un parfum d'ilang-ilang, de Salinger et de Borges, de la guitare hawaïenne, du nomadisme et de la vie, car cet Art presque perdu de ne rien faire est, ni plus ni moins, un art de vivre.
      Il faut prendre le temps de lire ce livre. Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire.
    L'éloge de la lenteur, à rebours de la frénésie contemporaine. Marie Chaudey, La Vie.
    Un essai enthousiasmant contre l'agitation, l'immédiateté et les écrans, en même temps qu'un plaidoyer en faveur de la lecture. Olivia de Lamberterie, Elle. 

  • Fille de l'esclave Abena violée par un marin anglais à bord d'un vaisseau négrier, Tituba, née à la Barbade, est initiée aux pouvoirs surnaturels par Man Yaya, guérisseuse et faiseuse de sorts. Son mariage avec John Indien l'entraîne à Boston, puis au village de Salem au service du pasteur Parris. C'est dans l'atmosphère hystérique de cette petite communauté puritaine qu'a lieu le célèbre procès des sorcières de Salem en 1692. Tituba est arrêtée, oubliée dans sa prison jusqu'à l'amnistie générale qui survient deux ans plus tard. Là s'arrête l'histoire. Maryse Condé la réhabilite, l'arrache à cet oubli auquel elle avait été condamnée et, pour finir, la ramène à son pays natal, la Barbade au temps des Nègres marrons et des premières révoltes d'esclaves.

  • Engagé volontaire dans les Forces Françaises Libres pendant la Seconde guerre mondiale, psychiatre, militant pour l'indépendance algérienne, rédacteur à El Moudjahid, représentant du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne en Afrique noire, auteur d'ouvrages au succès retentissant tels que "Peaux noires, masque blanc" et "Les Damnés de la terre", décédé tragiquement de la leucémie dans un hôpital du Maryland à seulement 36 ans, Frantz Fanon, est avec Aimé Césaire et Edouard Glissant, un Martiniquais mondialement connu et reconnu. Raphaël Confiant tente de pénétrer dans l'intériorité d'un homme fort secret sur sa vie personnelle et presque entièrement voué aux grandes causes qu'il défendait. Derrière le combattant révolutionnaire, il y avait un être humain avec ses doutes, ses espoirs, ses souffrances et ses joies. "L'INSURRECTION DE L'ÂME" fait le pari de les donner à voir et à lire.

  • 1702, le jeune Gabriel-Mathieu d'Erchigny de Clieu, originaire de Dieppe, a tout juste quinze ans. Une fois obtenus ses galons d'enseigne de vaisseau, le voilà envoyé à la Martinique : son rêve d'Amérique devient réalité. Il cultive la canne à sucre, qui lui procure rapidement une jolie fortune, une épouse, et une plantation prospère. Qelques années plus tard, il rentre en France une nouvelle idée en tête : cultiver du café aux Antilles. Ce breuvage nouveau devient terriblement à la mode, mais les Français l'achètent à prix d'or aux pays producteurs. Or, le Jardin Royal des Plantes conserve quelques caféiers, sous étroite surveillance. Le hasard fait bien les choses qui met Clieu en contact avec la nièce du médecin personnel de Louis XV qui, par amour pour lui, dérobe deux précieux plants!
    L'aventure ne fait que commencer. Clieu doit retourner à la Martinique : il affrète un bateau, recrute un équipage, y embarque son butin et des voyageurs ... Début d'une longue traversée périlleuse, odyssée émaillée d'embûches tragi-comiques - attaque de pirates, calme plat, ouragan, manque d'eau, tentative de mutinerie...
    Péripéties, rebondissements et surprises émaillent le roman de Raphaël Confiant dont la plume alerte retrace la rocambolesque et véridique histoire du café, des origines à nos jours...

  • Les plantes médicinales créoles ont joué pendant longtemps un rôle très important dans la vie familiale : les rafraîchis, les purges, les bains et les thés rythmaient le quotidien de toute la famille. Quels étaient ces rimèd razié d'antan utilisés contre les maladies ? Comment étaient soignés les rhumatismes, les affections grippales, digestives, les inflammations, les maladies de la peau et bien d'autres affections ? Quelles étaient les plantes aphrodisiaques, les plantes poisons ? Comment étaient traitées les morsures de serpents ? L'érosion de la transmission de ces savoirs médicinaux fait qu'il est urgent de sauvegarder ces connaissances ethnomédicales à l'heure où le recours aux médecines douces devient essentiel et qu'il s'agit de favoriser l'intégration de la pharmacopée traditionnelle antillaise dans la médecine moderne.

  • Dans la famille Ezechiel, c'est Antoine qui mène le jeu. Avec son «nom de savane», choisi pour embrouiller les mauvais esprits, ses croyances baroques et son sens de l'indépendance, elle est la plus indomptable de la fratrie. Ni Lucinde ni Petit-Frère ne sont jamais parvenus à lui tenir tête. Mais sa mémoire est comme une mine d'or. En jaillissent mille souvenirs-pépites que la nièce, une jeune femme née en banlieue parisienne et tiraillée par son identité métisse, recueille avidement. Au fil des conversations, Antoine fait revivre pour elle l'histoire familiale qui épouse celle de la Guadeloupe depuis la fin des années 40: l'enfance au fin fond de la campagne, les splendeurs et les taudis de Pointe-à-Pitre, le commerce en mer des Caraïbes, l'inéluctable exil vers la métropole...
    Intensément romanesque, porté par une langue vive où affleure une pointe de créole, Là où les chiens aboient par la queue embrasse le destin de toute une génération d'Antillais pris entre deux mondes.

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