André Schwarz-Bart

  • Dernier d'une lignée de justes, ernie lévy oppose à la haine, à toutes les messes noires de l'humanité (des persécutions du moyen age à celles du nazisme), la vocation mystérieuse qui fut celle des ancêtres.
    Mort six millions de fois, à nouveau menacé, ernie lévy est toujours vivant.
    Prix goncourt 1959, le dernier des justes se situe plus que jamais au coeur du débat sur l'histoire et le destin du peuple juif.

  • Elle n'est ni noire ni blanche. Solitude, la fille mulâtresse d'une Africaine arrachée à son village par des trafiquants d'esclaves, est condamnée à servir les Blancs. Mais dans ses veines brûle le feu de la révolte. Aux côtés de Maïmouni et des troupes noires cachées dans les forêts de la Soufrière, elle lutte pour la liberté.

    Un vibrant hommage à une femme de légende de l'histoire des Antilles.

  • - Un individu peut-il porter le deuil de tout un peuple ? En l'an 3 000, Linemarie, jeune historienne immortelle, lit les archives du Mémorial Yad Vashem. Mille ans plus tôt, un massacre étrange s'est produit. Elle tente de comprendre, et suit le récit de l'épopée d'Haïm, issu d'une famille d'errants installés à dans la bourgade polonaise de Podhoretz. À travers ce conte hassidique, André Schwarz-Bart rend un hommage vibrant à tous les juifs disparus, au fil des portraits d'hommes et de femmes aux destins brisés par l'Histoire.

    - André Schwarz-Bart, Abraham Szwarcbart de son vrai nom, est né à Metz en 1928 et mort en 2006. Touché personnellement par l'Holocauste, il raconte la destruction des Juifs d'Europe dans Le Dernier des Justes, prix Goncourt 1959. Il choisit de ne plus publier après 1972.

  • Louise est l'enfant Solite, la descendante de la Mulâtresse Solitude, grande figure de la résistance des esclaves noirs à la Guadeloupe. Dans la plantation de Mme de Montaignan, portée par l'admiration et la crainte qu'elle suscite auprès de ses pairs, Louise est au centre de l'attention. Se pourrait-il que l'ardent désir de révolte et de liberté de son aïeule se soit à nouveau éveillé en elle ?

  • Une vieille femme de couleur, originaire de la Martinique, achève ses jours dans un hospice public.
    Nous sommes à Paris, dans la seconde moitié du XXe siècle. A travers ses nostalgies resurgissent des mondes anciens : l'esclavage, la servitude, une misère à peine tempérée par le ciel, les hautes figures de l'enfance. Et peu à peu se dresse sous nos yeux un personnage exemplaire, dont l'existence ne fut qu'un seul et inlassable défi lancé " à l'oubli, au grand âge, mais aussi, surtout, à " l'hostie de la soumission spirituelle aux blancs.
    ".

  • Paris, années 50. Marie travaille en France dans une maison de retraite. D'origine antillaise, elle s'est liée d'amitié avec Jeanne, une dame âgée dont elle s'occupe avec douceur et humanité et qui lui raconte sa vie. Avant de mourir, sa vieille amie l'incite à écrire sa propre histoire.

    Fidèle à sa promesse, Marie entreprend alors le récit de son existence. Et le roman s'ouvre sur le grand large. Née à l'aube du XXe siècle, la jeune Mariotte quitte la Martinique après l'éruption de la montagne Pelée qui a détruit la ville de Saint-Pierre, en 1902. Son errance la conduit d'abord en Guyane, où elle s'éprend, dans des conditions rocambolesques, d'un ancien bagnard reconverti dans l'orpaillage et sur le point de quitter le pays. Il entraînera Mariotte avec lui, à New York, puis en Colombie, jusqu'à Bogotá, où il l'abandonnera. Livrée à elle-même, la jeune femme puisera dans sa vitalité faite de colère, de courage et de joie de vivre pour dire adieu à Bogota, se tourner vers un autre homme, et un autre continent.

    Rappelant l'oeuvre et les personnages de García Márquez, ce personnage qui arpente le monde et le temps ressemble aussi à André Schwarz-Bart : mêlé au monde et toujours en décalage, présent et en même temps ailleurs, étranger.

    Simone Schwarz-Bart a publié, seule ou avec son mari André, des romans et du théâtre. Depuis la disparition d'André Schwarz-Bart, en 2006, elle a repris et achevé le cycle des romans antillais commencé à quatre mains avec Un plat de porc aux bananes vertes (Seuil, 1964) : L'Ancêtre en Solitude (Seuil, 2015) et aujourd'hui Adieu Bogota.

  • Trois générations de femmes à la Guadeloupe depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'aux premières années du XXe : La première, Bébé, est la fille de La Femme Solitude, une esclave devenue un personnage mythique ; elle est achetée par la veuve d'un planteur. Elle est un peu sorcière, voit des apparitions de Jésus. Un pauvre blanc l'achète, « la met en case », lui fait trois filles. Il finira par l'épouser avant de mourir. La seconde, c'est Hortensia, une des fille de Bébé. L'esclavage a été aboli mais rien n'a changé vraiment. Hortensia est, comme sa mère, une étrange petite fille, avide de sortilèges, tentée par la révolte mais prisonnière de sa condition. La troisième femme est la fille d'Hortensia. On l'appelle Mariotte. Elle vit avec sa grand-mère, Man Louise, sa mère et ses deux tantes. L'enfant s'attache à un grand gaillard qui lui fait un peu peur mais lui raconte, à sa façon, l'histoire de son aïeule, la Femme Solitude.
    De nombreux personnages, hauts en couleur, vivent autour des trois héroïnes. Tout un petit monde revit dans une langue colorée et savoureuse. Le réalisme du quotidien est enchanté par les pensées et les sentiments des trois femmes : univers mystérieux où errent des ombres et des démons, où surnagent les restes de religion chrétienne. L'existence n'est pas facile, mais c'est la joie ou du moins l'élan à vivre qui l'emporte toujours.

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