Sylvain Jouty

  • Tous les amoureux de montagne chérissent des souvenirs de haltes réconfortantes dans des refuges. Nichés dans les altitudes, ils offrent un gîte bien mérité à leurs hôtes fatigués. Si à l'origine leur confort spartiate se résumait à protéger du froid de rares alpinistes aguerris, les refuges accueillent désormais un public plus large. Tantôt perchés en altitude sur de vertigineuses corniches encastrées, tantôt lovés au creux de vallées verdoyantes, ces havres de paix racontent un peu de l'histoire de l'homme face à la montagne. Avec ce sujet inédit, Sylvain Jouty nous emmène en pleine nature, retraçant l'histoire de ces infaillibles refuges, des établissements pionniers, incontournables, et des hauts lieux désormais disparus. Une balade photographique qui dévoile au fil des vallées, à travers les massifs transalpins, des cadres somptueux voire insolites, et s'intéresse à l'architecture de ces structures qui défient les altitudes. Des plus traditionnelles aux plus futuristes, des plus simples bivouacs aux plus confortables cabanes fonctionnant aux seules énergies renouvelables, Sylvain Jouty nous révèle les étapes de construction de ces refuges et nous présente leur gardien. Des professionnels passionnés qui nous éclairent sur les règles de la vie en refuge, sur l'art de l'approvisionnement en altitude ainsi que sur les dangers inhérents à leur métier. Ce livre riche d'instructions nous invite à la contemplation. Des Alpes maritimes au Tyrol autrichien, des altitudes hivernales aux vallons estivaux, c'est une certaine idée de liberté qui est ici magnifiée.

  • L'odeur de l'altitude

    Sylvain Jouty

    • Fayard
    • 18 Août 1999

    Porté par la collision entre l'Inde et le Tibet, l'Himalaya ne cesse de s'élever, nous apprend la tectonique des plaques. Il en va ainsi du Sertog, sommet imaginaire qui est l'un des héros de ce roman : montagne sacrée au XVIIe siècle, estimé plus haut que l'Everest en 1913, il demeure, vers 1980, le plus haut sommet inviolé du monde - donc le plus précieux pour les alpinistes.

    Là où le sous-continent indien vient percuter l'Asie, trois "plaques" narratives s'entrechoquent, trois époques, trois styles. Au XVIIe siècle, deux jésuites venus évangéliser le Tibet ; en 1913, une expédition internationale aux prises avec les dangers de la haute altitude, et qui se termine en catastrophe ; enfin un super-alpiniste solitaire contemporain, qui doit, pour gravir la montagne, non seulement lire le relief mais également les races contradictoires de ses prédécesseurs.

    L'histoire bute sur une aporie, celle du sommet, moment indicible au-delà duquel il n'y a rien, ou tout : la mort, la légende, le mensonge ou les dieux. Du véritable sommet, on ne redescend jamais, et les seuls mots adéquats sont ceux de la fiction, c'est-à-dire de l'énigme.

    Evitant les clichés des livres de montagne, ce roman redonne à celle-ci son relief, sa complexité et aussi ses implications diverses et profondes dans l'histoire humaine, à un moment extraordinaire où l'imaginaire rejoint la réalité - en témoigne la découverte récente du corps de Mallory sur les flancs de l'Everest.


    Sylvain Jouty connaît très bien la montagne et son histoire, qui sont ses domaines professionnels. Après deux romans et un recueil de nouvelles, c'est la première fois qu'il les aborde par la fiction.

  • Le Cervin : aujourd'hui la plus célèbre montagne du monde, en 1860 un sommet quasi inconnu. Deux hommes s'acharnent alors à le gravir, tout à tour rivaux et alliés : l'Anglais Edward Whymper, vingt ans, et le chasseur-soldat-paysan italien Jean-Antoine Carrel, trente et un ans. Cinq ans de luttes, de tentatives et d'échecs aucours desquels la montagne est lentement grignotée par les deux alpinistes, mais paraît toujours invincible. Jusqu'à la victoire, aussitôt suivie d'un terrible drame...

    Ce sont ces rebondissements, conçus, dirait-on, par un destin implacable, que raconte ce roman, en accordant aux détails historiques la plus scrupuleuse attention. Roman, donc, mais aussi retentissant fait divers aux multipes ramifications, événement fondateur et « péché originel » de l'alpinisme.

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    Romancier et nouvelliste, Sylvain Jouty a notamment publié, aux éditions Fayard, L'Odeur de l'altitude, 1999, Grand Prix du Salon du livre de montagne, et La mémoire panoramique, 2002.

  • Depuis la première ascension du mont Blanc, 15 récits de montagne par des « enfants terribles ».
    L'exploration de la haute montagne a suscité une intense fascination. Les exploits qui font frémir le grand public provoquent aussi la vocation d'une noria d'excentriques. Les expéditions de ces grimpeurs illuminés sont à la mesure de leur personnalité, étranges, atypiques, extraordinaires. Dans les années 1850, William Augustus Brevoort Coolidge, adolescent maladif et myope, forme, avec sa tante et sa chienne, une cordée inattendue qui multiplie les premières dans le massif du Mont-Blanc. Dans les années 1930, depuis Londres, Maurice Wilson, aux commandes d'un modeste biplan, réussit, en naviguant à vue, à rallier l'Everest afin d'entreprendre seul l'ascension sommitale par l'alliance du jeûne et de la prière. Bill Tilman, en 1936, aventurier, marin et alpiniste, réalise, sans préparation ni oxygène, la première conquête de la Nanda Devi (8000 m). Le musicien Ettore Zapparoli est quant à lui l'homme d'une seule paroi, la très complexe face est du mont Rose qu'il gravit et regravit sans cesse jusqu'à décider d'y mourir. Dans les années 1950, le truculent Californien Warren Harding n'escalade jamais mieux que lorsqu'il est lesté de plusieurs bouteilles de rouge. Grimpeur innovant, on lui doit entre autres le hamac à point d'ancrage unique. En sortant de l'ombre ces enfants terribles, géniaux, expérimentés, dilettantes ou pathétiques, Sylvain Jouty, à travers les quinze portraits brossés, explore un pan méconnu de l'épopée alpine, souvent couronnée de records farfelus, et parfois d'authentiques premières dont la bravoure est rehaussée du panache de l'extravagance.

  • Sous la plume du narrateur s'enchaînent trois voyages imaginaires de ton et d'ambiance très différente, mais reliés cependant par un même fil, dessinant ainsi un objet littéraire singulier qui n'est ni un roman, ni un recueil de nouvelles.
    En une époque imprécise, le héros quitte son pays natal pour entreprendre un long périple parmi les diverses contrées de la terre.
    Il arrive d'abord Au royaume du vêtir : la cérémonie au cours de laquelle le roi présente devant la cour son nouveau vêtement, démontrant ainsi sa maîtrise suprême dans l'art difficile du vêtir, est la racine même de son pouvoir.
    Le héros parvient ensuite Au pays des Amazones, et, curieux de leurs moeurs, se fait accueillir par elles. Il les accompagne dans l'une de leurs razzias afin de comprendre comment s'effectue, chez elles, le mystère de la génération.
    Enfin, il arrive dans le Gouvernement des morts. C'est des trois pays le plus curieux, puisque les défunts y ont définitivement remporté la victoire sur les vivants, relégués au rang d'ilotes ou de parias.
    A travers cette ethnograhie-fiction s'ébauchent autant de méditations sur le pouvoir et le rite, l'être et l'apparence, les rapports conflictuels entre les sexes... En dernier lieu, sur l'oubli, voire l'occultation de la mort qui, dans notre société, demeure le seul véritable tabou.
    Sylvain Jouty, romancier et nouvelliste, s'est fait remaquer par son roman L'Odeur de l'altitude (Fayard), qui a obtenu le Grand prix du Livre de montagne 1999.

  • Queen kong

    Sylvain Jouty

    • Fayard
    • 7 Février 2001

    Une aventurière qui meurt parce qu'elle se prend pour une sirène (Jenny Hanniver) ; la découverte d'un yéti femelle qui change le destin de l'humanité (Queen Kong) ; un maître-noyeur chargé d'étrangler puis de noyer, pour qu'elle ne divulgue aucun secret intime, chaque jeune concubine qui a partagé sa nuit avec l'empereur (La légende du maître-noyeur) ; une opération qui conduit le narrateur à douter qu'elle ait eu lieu (L'opération) ; un amnésique qui se souvient du futur (Le cas de Monsieur X); une improbable humanité affrontant un univers vertical (La Paroi); l'hypothétique survie de l'âme de l'auteur après sa mort sur les flancs d'un volcan bolivien (La momie dâme). Évoquant dans ces nouvelles extraordinaires la perte des références qui nous paraissent les plus habituelles, Sylvain Jouty entraîne le lecteur dans un univers à la fois familier et lointain, et provoque une désorientation troublante, un fascinant vertige. Sylvain Jouty, né en 1949, nouvelliste et romancier, est également journaliste indépendant et concepteur web. Il a publié chez Fayard L'Odeur de l'altitude (Grand prix du livre de montagne 1999) et Voyages aux pays évanouis.

  • Une sorte de politique-fiction qui dcrit sous forme d'apologue un monde rgi jusqu' l'absurde par l'conomie, en prenant au pied de la lettre la terminologie du libralisme.

  • Les cimes et les abîmes n'ont cessé de nourrir l'imaginaire, parfois jusqu'à la terreur.
    C'est en la nommant que les hommes ont tenté d'apprivoiser la montagne, pour en comprendre la physionomie et la formation, pour y vivre ou s'y divertir. Sylvain Jouty a recueilli par centaines ces mots de toute origine et de tout registre, dont la littérature et les sciences, mais aussi la vie paysanne, ont tracé l'histoire.

  • Retrace l'épopée de l'alpinisme dans les Alpes et l'Himalaya notamment, et présente l'évolution actuelle de l'alpinisme et les nouvelles voies découvertes. L'ouvrage montre également comment la montagne s'est elle-même transformée et rend hommage aux alpinistes disparus. Avec cinquante biographies d'alpinistes et cent dates clés.

  • Neuf nouvelles évoquant Cherbourg et le Nord-Cotentin, écrites à l'issue des séjours de leurs auteurs en 2003, 2004 et 2005 à l'initiative des Mercurielles, le réseau des ateliers d'écriture de l'agglomération cherbourgeoise.
    Malentendus, disparitions, répétitions, toutes les rencontres et périples qui peuplent ces pages semblent des coups du destin, réel ou fantasmé. La topographie, l'architecture et les éléments naturels de la presqu'île se révèlent être des contextes perturbants, sinon catalyseurs des évènements évoqués. Une palette de fantômes littéraires, historiques ou biographiques est convoquée au fil des nouvelles, sans aucun déterminisme autre que la sensibilité des auteurs au fait du lieu, des ambiances, et de leur pinceau.
    Aussi c'est une promenade dans un Cherbourg étrangement habité auquel nous convie ce recueil.
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